Et si on parlait Développement Durable
Créer des objets aujourd’hui n’est jamais anodin.
Bonjour !
Un sujet plus sérieux aujourd'hui (mais pas trop chiant, 'fin j'essaye).
Mais je ne l'aborde pas souvent et pourtant il est vraiment pertinent et important.
Commençons quand même par une p'tite définition :
« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
Ministère de l'Environnement Canadien
L’upcycling (surcyclage, revalorisation) est souvent vu comme une démarche qui répond à cette définition.
Vertueuse, responsable, pérenne.
À l’opposé de la « mode » (a fortiori « haut de gamme » ou « luxe »), qui est généralement considérée (à raison, hein) comme le territoire de l’abondance, du gâchis, de l’éphémère.Alors, quoi de mieux qu’un clin d’oeil appuyé aux cartes postales bien horribles des années 80 pour vous présenter ces 3 pièces éminemment politiques et militantes ?
Cohérence de démarche
Du coup, je vous raconte pas la dissonance cognitive quand je me suis décidée à me lancer dans ce métier…
Je ne voulais/pouvais pas juste « faire des sacs pour faire des sacs », ou ajouter de l’objet à l’objet… il y en a déjà bien trop.
L’upcycling me permet de porter mes valeurs personnelles et familiales du quotidien :
- consommer local, en vrac, bio, d’occasion (livres, électronique, vêtements, jeux…) ;
- pratiquer le maternage proximal : portage, allaitement non écourté, couches lavables… ;
- pratiquer des mobilités réduites et vertes : vélo, vacances en France, sans avion…
Dès le début, j’ai donc choisi de produire autrement.
D’avoir une empreinte réduite et de ramener du sens dans une consommation habituellement plus effrénée.
Comment je réduis mon impact
Je revalorise un maximum de matériaux : chutes de maisons de haute maroquinerie, vestes d’occasion, surstock de collègues couturières et maroquiniers, emballages d’occasion…
Et puis bien sûr, tous les matériaux que vous me confiez pour vos projets sur-mesure : des vêtements, des sacs, des éléments d’ameublement…
Je tâche aussi de valoriser au maximum mes chutes : utilisation en renfort pour la solidité, dons à d’autres artisan·e·s et à des associations de couture…
Après tout, le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas.
Pour ma comm’, je travaille avec des imprimeries responsables (papiers recyclés, encres végétales) et mon site web est léger, optimisé et hébergé en France.
Enfin, j’ai fait le choix de ne pas produire en série, je n’ai pas de modèle attitré que je répéterai ad nauseam.
Ma production est raisonnable et raisonnée, en pièces uniques et micro-collections.
Chaque création est le fruit d’un élan spécifique et réfléchi.
Aller plus loin
Bien sûr, on peut toujours mieux faire.
J’aimerai trouver des fournisseurs/producteurs français pour certains de mes matériaux techniques (entoilages, stabilisateurs, bouclerie pourquoi pas).
C’est potentiellement plus coûteux, mais ça fait sens.
Je voudrais aussi organiser un « mois de la chute », pendant lequel je me forcerai à n’utiliser que des chutes/matériels déjà présents dans l’atelier.
Enfin, de manière très pratico-pratique, je kifferai mieux isoler mon atelier pour éviter les déperditions inutiles de chaleur (et donc moins mettre le chauffage).
Je crée différemment, pour ralentir, habiter le monde autrement — avec respect, patience, et mémoire.
Sublimer des souvenirs, créer des oeuvres d’art qui se portent.
Je sais que beaucoup d’entre vous partagent déjà ces valeurs, parfois depuis bien plus longtemps que moi.
Et si vous portiez cette démarche avec moi ?
En choisissant une pièce déjà née de mes mains.
Ou en me confiant vos souvenirs et vos matières à transformer, sur-mesure.
On n’se connait pas encore ?
👋🏻 Je suis Marie Alhomme, Raconteuse d’Histoires Textiles.
🥰 La veste de votre papi, votre écharpe de portage…
🧵 On en parle, je les transforme et vous en profitez à nouveau !
👜 Maroquinerie sentimentale
💎 Artisane d'Art
🇫🇷 Atelier dans la Loire
#artisanatdart #madeinfrance #developpementdurable #ecologie