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Je change souvent d'avis (enfin, c'est ce qu'on croit)

Trois nouveaux sites d'un coup, et une liste de noms à rallonge. Je t'explique pourquoi j'ai autant changé, ce que ça m'a appris, et où trouver quoi.

Je me cache le visage dans la main, vue de profil, devant une baie vitrée.
Sommaire

Je change souvent d'avis.
En tout cas, c'est ce qu'on peut se dire quand on me suit depuis quelques années. Et ce que je vais dire ne va pas arranger mon cas : le 26 octobre, j'ai ouvert trois nouveaux sites, en plus de celui du Kinusaiga, en ligne depuis le 19 🫣

Alors je te dois quelques explications. (Si tu es pressé·e, les liens sont tout en bas 😉)
Storytime.

Petit historique des noms

En février 2023, je sépare mon activité en deux : “Cousettes Fantastiques”, mon premier nom, pour mes créations, et “Sublimatrice de Souvenirs” pour le sur-mesure.
Parce que la création “prêt à porter” et le sur-mesure, ce sont deux démarches, deux cibles, deux problématiques différentes et que les mélanger, c'est un exercice d'équilibriste.

Je venais à peine de tout finir de séparer quand une agence que je lorgnais et qui offrait un consulting gratuit m'a demandé illico : “Mais pourquoi tu sépares tout ??”
C'était la deuxième personne en 6 mois 🥴
Alors j'ai tout regroupé... Et en septembre 2024, tout est passé sous une seule identité : “Artisane Textile d'Excellence”.
Un positionnement luxe qui me semblait nécessaire pour coller avec ma gamme de prix, mais avec lequel j'étais pas du tout à l'aise notamment parce que je le trouvais pompeux, malgré tous mes efforts pour le “dé-prouprouter”.

Alors début 2025, je passe tout sous “Raconteuse d'Histoires Textiles”, terme qui m'était apparu un matin.
Le nouveau site a ensuite mis plus de 8 mois à sortir : la première version pondue par une graphiste ne correspondait pas du tout à ce qu'on s'était dit, et j'ai dû trouver quelqu'un d'autre et attendre encore (et ressortir des sous que je n'avais pas)... 🙃
Mais au moins, le résultat était enfin raccord et de qualité, avec une charte que j'adore.

D'ailleurs c'est cette charte qui est restée le socle de ce que tu vois aujourd'hui : elle sert Maroquinerie Sentimentale, et elle a donné le ton aux autres sites... et je suis assez fière de l'écosystème que ça donne.
Isabelle si tu me lis, tu peux être fière toi aussi, c'est grâce à toi qu'elle est si solide ET versatile ❤️

Et puis début 2026, le Kinusaiga est arrivé.
On y revient juste après.

Changer d'avis, vraiment ?

En vrai, mon problème, ce n'est pas de changer d'avis. C'est de me sentir légitime 😅

En perso, j'ai souvent douté de moi, mais ça ne m'a jamais empêchée d'être têtue comme un âne.
Et la maternité m'a appris à écouter mon instinct : faire comme j'en avais envie, sans trop me soucier de l'avis des autres (surtout celui des générations précédentes 😏).

En pro aussi, je me suis fait confiance pendant très longtemps.
Freelance dans le web pendant des années, ça m'a bien réussi. J'étais chère, et ça ne me posait aucun problème : je savais que mon travail était de qualité.
Je n'avais pas de formation, mais il n'y en avait pas à l'époque, et au final ça ne m'a jamais handicapée.
D'ailleurs à mes tout tout débuts, un directeur d'agence m'avait dit : “Non, tu te mets pas à ce prix-là, t'es pas assez chère. Sinon, tu vas casser le marché et en plus te dévaloriser.”
Ça ne m'a jamais quittée, et j'ai régulièrement augmenté mes prix pendant les 20 ans qui ont suivi 🤷🏻‍♀️

Et puis vers 2018, je me suis mise à coudre.
J'avais toujours fait des trucs de mes mains (point de croix, peinture, bricolage…), mais à part un bouton ici et là, je n'avais quasiment jamais rien cousu.
Autodidacte dans l'âme, et à l'aise avec les travaux manuels, je suis montée en compétences très vite (dans les sacs, j'ai essayé les fringues mais j'aime pas ça) 🚀
Au point qu'au bout de quelques mois, les gens ne me croyaient pas quand je montrais mes créations en disant depuis quand j'avais commencé, et me demandaient : “Mais pourquoi tu ne vends pas ce que tu fais ?”

Alors je me suis lancée officiellement, un peu à l'arrache, un soir de début 2021.
Mais débarquer dans un milieu que je ne connaissais pas du tout, avec beaucoup plus de concurrence, et plein de créatrices formées, en maroquinerie comme en couture... il n'en a pas fallu plus pour me faire perdre confiance.
Même les nombreux compliments n'ont pas suffi à compenser...
Parce qu'un de mes drivers (si tu sais pas ce que c'est, je t'invite à chercher, c'est passionnant), c'est “fais des efforts” : si j'arrive trop facilement à faire un truc, je ne me sens pas légitime. Très con, je sais. Mais c'est comme ça 🤦🏻‍♀️

Et puis j'ai fait comme d'habitude : j'ai suivi mon instinct.
Sauf ! que je connaissais mal le milieu et ses contraintes spécifiques (en comm'/marketing, notamment), et j'ai fait plein de choix qui se sont révélés être des erreurs. Ça a fini de miner ma confiance en moi.

À partir de là, j'ai eu du mal à décider sans demander l'avis des autres. Et je me suis laissé influencer.
Quand l'agence m'a dit de tout regrouper, je ne savais plus si je pouvais me faire confiance, alors je l'ai écoutée.
Comme je vendais des pièces chères, j'avais l'impression qu'il fallait faire du luxe. Personne ne m'a contredite. La consultante que j'avais choisie pour cette refonte m'a même confortée dans l'idée.
Même chose pour mes prix. Je les avais calculés un peu au pif, et au bout d'un an, je n'étais pas rentable. J'ai acheté un tableau de calcul, je les ai augmentés... mais pas autant qu'il aurait fallu, parce que je ne me sentais pas légitime.
Et il a fallu recommencer l'année suivante.
Et même les clientes qui trouvaient ça normal ont arrêté d'acheter, faute de moyens.
De quoi renforcer encore mon sentiment d'illégitimité 😫

Le Kinusaiga, là où ça a (enfin) coulé de source

Et puis, début 2026, je commence enfin (je louchais dessus depuis l'été 2025) le Kinusaiga, en sous-marin.
Et là, l'évidence : il fallait en faire un truc à part.
Pour l'intégrer au site “Marie Alhomme” qui chapeautait tout, il aurait fallu le faire rentrer au chausse-pied.

Je voulais repartir de quelque chose de propre, ne pas brouiller les pistes.
Le lancer sans me taper tout l'historique de ma marque, avec un peu plus de liberté de jeu.
Et surtout, ne pas déclencher le fameux “Encore un nouveau truc ? Qu'est-ce qu'elle a, cette meuf, à changer d'avis tout le temps ?” 😏

Et je me suis dit : “Écoute, ça fait 4 ans que tu cherches un objet de déco, et que tu passes ton temps à être à contre-courant et à devoir tout forcer au chausse-pied. Là, ça coule tout seul. Peut-être que, du coup, tu peux à nouveau écouter ton instinct, parce qu'il a l'air de taper juste... ?”

Après, bein ça a fait boule de neige.
En mettant le Kinusaiga à part, je me suis rendue à l'évidence : le reste était vraiment bancal.
Il fallait redécouper proprement, comme je voulais le faire à l'origine : le sur-mesure d'un côté, la création de l'autre.
Et le nom de domaine dédié à Raconteuse d'Histoires Textiles, que j'avais acheté un peu sur un coup de tête l'année d'avant (après tout, “on sait jamais”), s'est imposé de façon hyper logique pour le sur-mesure 💪🏻

Ce que j'en retiens

Si je suis devenue freelance il y a plus de 20 ans, c'est parce que je voulais que mes erreurs soient les miennes. Savoir comment et pourquoi elles arrivent, et comment les éviter la fois suivante.
Et ces dernières années, j'ai fait l'inverse : j'ai laissé les avis des autres décider à ma place.
Ça fait quelques années que je piétine, ce qui est un peu couillon : je fais des allers-retours alors que j'aurais dû juste faire comme j'avais prévu 🙃

Alors cette fois, je me fais confiance...

Où trouver quoi

🧥 raconteuse-histoires-textiles.fr : le sur-mesure, en maroquinerie ou en tableau, avec ce tissu auquel tu tiens.
👜 maroquinerie-sentimentale.fr* : mes sacs et portefeuilles uniques, prêts à adopter.
🖼️ kinusaiga-sentimental.fr : l'art japonais du tableau textile, en kit, en atelier ou prêt à accrocher.
✍🏻 marie-alhomme.com : moi, mon parcours, ma démarche, et ce carnet.

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Et la suite ?

La réflexion est globale, et elle continue : mes réseaux vont sans doute un peu changer aussi.
Je t'en reparle quand ce sera prêt.

* Et, oui, “Maroquinerie Sentimentale” désignait avant le sur-mesure en maroquinerie.
Mais si je peux l'employer pour mes pièces prêtes à adopter, c'est parce que leurs tissus ont une histoire, comme pour “Kinusaiga Sentimental” : je parle de tissus sentimentaux depuis le début, pour mes créations comme pour le sur-mesure.

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Moi c’est Marie

J’ai toujours eu besoin de créer. J’ai longtemps cherché ma voie : cinéma, création 3D, édition… et des sites internet, que je fabrique depuis mes 17 ans.

C’est la couture, en 2016, puis la maroquinerie, en 2020, qui ont enfin répondu à cette quête : le goût du détail de mon métier numérique, avec en plus tout le côté tactile et émotionnel qui lui manquait.

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